Catégorie : Élevage

  • Training et enrichissement

    Dans cet article, qui est en français, malheureusement trop souvent rare, nous allons voir ce qu’est le training ou ce que l’on peut appeler « l’enrichissement » et comment nous allons pouvoir appliquer toutes ces méthodes à nos reptiles.

    Cette rédaction est faite à base de mes connaissances / expériences et de quelques articles, ce qui signifie que les propos soutenus ici n’ont rien de scientifique ou d’universel et sont le fruit de mon vécu.

    Le plan sera organisé de la manière suivante : en premier lieu les définitions et les sources, en second, l’histoire de l’évolution des méthodes entre les débuts de la zoologie et les méthodes actuelles, puis nous finirons sur les méthodologies et les techniques mises en place pour imprégner notre animal et lui proposer un environnement enrichi pour son bien-être.

    Définitions et sources

    Dans le domaine de la zoologie on utilise un panel de mots ainsi qu’un jargon particulier. Il est donc indispensable avant de commencer de bien se les approprier. Nous allons définir ensemble ces termes afin de poursuivre la lecture dans de bonnes conditions.

    Qu’est-ce que le Training ? Le training va être, comme pour les humain, un entraînement régulier plus ou moins intensif qui vise à pratiquer une activité dans un but de distraction et d’assimilation de cet exercice comme étant un plaisir.

    On entend aussi parler de l’imprégnation qui diffère du training mais qui lui est complémentaire. L’imprégnation va être une acquisition de stimulus-signaux spécifiques au cours du processus d’empreinte. Pour faire plus simple avec un exemple concret cela va consister à faire comprendre à l’animal que la main qui l’attrape n’est pas un prédateur (et donc un danger) mais un « ami » donc une action positive.

    La Target est « une cible » que l’on va choisir et conserver au cours des exercices et qui sera utilisé uniquement pour l’exercice fait.

    Le Clicker est un petit appareil qui permet de réaliser de façon constante un bruit spécifique que l’animal vas assimiler à la récompense, et donc au plaisir, suite aux exercices.

    L’enrichissement du milieu permet d’augmenter la complexité d’un environnement captif et ainsi améliore le bien-être des animaux. En effet, cet enrichissement permet de stimuler l’activité et permettre ainsi la diminution des comportements stéréotypés ou anormaux qui sont défavorables à l’animal.

    Le Comportement stéréotypé : Une stéréotypie ou comportement stéréotypé est un ensemble de gestes répétitifs, rythmés, sans but apparent, mais qui n’ont cependant pas le caractère compulsif des tics. Ces comportements ont deux buts : favoriser l’évitement ou s’auto-stimuler. Par exemple : un animal qui fait les cent pas toute la journée contre une vitre.

    Il existe aussi d’autres sources d’inspiration qui m’aident encore dans le perfectionnement de cette discipline qui est, si on peut appeler ça ainsi, « une forme de dressage animal ».

    Le premier document est un article rédigé par Meredith Bashaw et Stephanie Allard qui m’a inspiré à rédiger celui-ci.

    Les zoos modernes ne sont pas juste pour le divertissement, ils sont aussi des instituts de recherche sur le bien-être animal et de conservation.

    D’autres sources utilisées sont des vidéo tels que celle-ci, réalisée par Nicolas HUSSARD, et postée sur la chaîne Youtube Reptiligne. Dans ses vidéos, il y fait des démonstrations d’exercices réalisés par ses animaux à force de pratique et de patience.

    Mais aussi deux thèses :

    • Wenisch, Emilie. Les stéréotypies des animaux élevés en captivité : étude bibliographique. Thèse d’exercice, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse – ENVT, 2012, 136 p.
    • MORCEL, Frédérique. L’entraînement médical chez les animaux de parcs zoologiques : application chez l’éléphant d’Afrique (loxodonta africana). Thèse d’exercice, Médecine vétérinaire, Toulouse 3, 2010, 93p.

    L’histoire de l’évolution des méthodes entre les débuts de la zoologie et aujourd’hui

    On va commencer cette partie avec une introduction pour un peu de culture générale, idéale pour les repas de famille.

    Débutons par l’origine de la terrariophilie. Cette dernière remonte à l’époque grecque, les hommes de l’époque utilisaient des boîtes pour conserver des insectes, permettant ainsi de les étudier ou de pouvoir profiter de leur chant mélodieux. On peut aussi observer l’origine de la terrariophilie en Égypte, où les serpents pouvaient être utilisés comme bijoux, puisque selon la légende le python royal devrait son nom à la reine Cléopâtre qui portait ces serpents autour de ses poignets comme des bracelets.

    Par la suite, on retrouve des traces de la terrariophilie plus proche de la terrariophilie actuelle à partir de 1849 grâce au zoo de Londres dans le district de la cité de Westminster. Il ouvre à cette date la première « maison des reptiles ». On peut donc dire que la terrariophilie « moderne » est âgée de 170 ans, la rendant plus ancienne que l’aquariophilie pour l’anecdote.

    On a pu voir, par la suite et jusqu’à ce jour, l’ouverture d’une multitude de parcs zoologiques dispersés sur tout le globe.

    Le but premier de la zoologie était la conservation des individus d’une espèce menacée de disparition afin de les maintenir le plus longtemps possible.

    Les enclos étaient construits de manière simple avec le moins de choses possibles pour que les animaux ne se blessent pas. Dans le domaine qui nous intéresse, on peut retrouver des bacs vides et stériles pour éviter tous problèmes. Suite à l’avancée scientifique faite dans le domaine de l’éthologie et l’écologie, on commence alors à se soucier du bien-être animal. Le problème majeur est le suivant : quels sont les modifications possibles que l’on peut apporter pour enrichir le milieu de l’animal, et les méthodes à utiliser pour diminuer les facteurs de stress ?

    C’est alors que la vision des parcs zoologiques change pour obtenir une vision nouvelle. Il est alors décidé de concevoir des aménagements complexes dans les enclos pour que les animaux puissent se cacher et avoir des moments de tranquillité tout en essayant de recréer leur environnement naturel.

    Aujourd’hui les parcs zoologiques conservent les animaux mais sont aussi capable de mettre en place des jardins botaniques et ainsi participent à la conservation d’espèces végétales. Les parcs ne sont plus uniquement centrés sur la distraction mais utilisent leurs animaux pour sensibiliser et montrer l’intérêt de protéger les biotopes naturels pour éduquer les visiteurs. De plus, ils permettent le rassemblement de connaissances et l’obtention de relevés de données scientifiques.

    Quel est le lien entre le training et la zoologie ?

    Les méthodes proposées ont été développées pour que les scientifiques puissent récupérer plus facilement des données, ainsi que pour faciliter certaines interventions vétérinaires ou des soigneurs.

    Grâce au training il est aussi possible de présenter plus facilement certaines espèces au public pour les sensibiliser et démanteler les légendes urbaines qui sont souvent absurdes.

    De notre temps les techniques de training commencent à être relativement bien connues et spécifiques à chaque espèce animale. On sait bien que l’on ne peut pas proposer et attendre des réponses similaires entre les différentes espèces du règne animal.

    Grâce à la terrariophilie, on va pouvoir diminuer le stress de l’animal par une habituation, facilitant l’accès au terrarium pour intervenir en cas de blessures ou pour l’entretien de l’animal.

    Imprégner l’animal et enrichir son environnement

    Les différentes méthodes de training

    La méthode Target

    Les Target sont des cibles sur lesquelles on apprend au reptile à toucher de la patte, du museau ou même à suivre du regard. Les Target sont par la suite très utiles car elles peuvent être placées à l’endroit où l’on veut voir le reptile exécuter un ordre ou effectuer un déplacement. Une Target peut être un carré de tissu, un couvercle en plastique, etc.

    Pour pouvoir faire assimiler cette relation cible/ordre à l’animal, il y a trois étapes à réaliser :

    • Première étape : familiariser l’animal avec sa Target. Pour cela il suffit de lui proposer de la nourriture sur cette dernière. Il va ainsi assimiler la cible avec le plaisir de manger.
    • Deuxième étape : lui faire comprendre qu’il doit d’abord toucher ou aller sur la Target pour être récompensé avec de la nourriture.
    • Troisième étape : diminuer les récompenses grâce à la mise en place d’habitude, et le récompenser par le côté positif de l’interaction.

    Cette méthode peut aussi être appliquée pour d’autres exercices, comme de désensibiliser l’animal.

    Exemple : un pogona réticent au contact de l’eau. On intègre des grillons dans la baignade, ce qui l’incite à se diriger et à aller de lui-même dans le bain. Après un certain nombre de répétitions de cet exercice, le pogona accepte l’eau plus facilement, même sans la présence de grillons.

    La méthode Clicker

    J’ai pu trouver plusieurs articles intéressants sur ce sujet, dont celui-ci qui est particulièrement bien construit. Je prendrais donc cet article pour référence.

    Cet article a été construit avec le modèle des reptiles, mais les bases de la méthode utilisée restent les mêmes, quelque soit l’animal.

    La méthode du Clicker training permet de résoudre des problèmes de comportement avec une méthode qui peut paraître tellement simple que c’est limite crédible. Au final, cette méthode reste délicate et subtile à appliquer, mais durable dans le temps (surtout que la plupart des reptiles ont une bonne longévité). Ici vous retrouverez les bases avec de multiples exemples, mais tous les exercices réalisables avec cette méthode ne seront pas cités. C’est à vous de les penser et de les adapter à votre compagnon.

    Le point extrêmement important est le calme et la sérénité que cette méthode apporte. On peut interagir avec notre reptile sans qu’il ne stresse, ce qui diminue le risque d’accidents et de mauvaises réactions au stimulus.

    Chaque animal possède un caractère qui lui est propre, mais n’est en aucun cas méchant (c’est un sentiment humain). Souvent, il réagit de façon agressive car nous sommes un prédateur très imposant pour lui.

    Le premier point que l’on va travailler va porter là-dessus : on lui inculque que nous sommes un allié et non un ennemi. Souvent cette assimilation est « facile » car nous lui apportons la nourriture.

    L’animal est acteur de son apprentissage, c’est-à-dire que cela demande à l’éleveur la faculté d’accepter les initiatives de son reptile et sa liberté à proposer, sans conclure à de la désobéissance. L’éducateur est obligé de faire un énorme travail sur sa perception et sa compréhension de l’animal avec une perpétuelle remise en question. Tout cela est quelquefois long, difficile et se fait par étapes…

    Cependant, elle est simple car elle est basée sur des principes fondamentaux faisant référence à deux conditionnements : l’un s’appelant le conditionnement pavlovien et l’autre le conditionnement opérant.

    Le conditionnement pavlovien ou classique d’Ivan Pavlov (1905) :

    Si nous déclenchons un stimulus A (ici, le click) à chaque fois que l’animal répond au stimulus B (la récompense), si l’animal est capable d’acquisition, on provoquera une réponse lorsque le stimulus A (le click) sera présenté seul. Le stimulus A devient alors le signal d’introduction du stimulus B.

    Définition du conditionnement opérant de Burrhus Frederic Skinner (1938) :

    La définition du conditionnement opérant s’éloigne des notions de stimulus/réponse de Pavlov et propose une théorie sur la sélection des réponses obtenues suite à des actions volontaires de la part de l’éleveur.

    À ces actions volontaires, trois conséquences possibles :

    • Cette action me procure du plaisir : je recommence (renforcement).
    • Cette action me procure du déplaisir : je l’éviterai (punitif).
    • Cette action est neutre et sans effet : je l’oublierai (loi de l’extinction).

    Le principe de l’éducation par le Clicker training est un savant mélange de ces deux conditionnements.

    Le Clicker est une petite boîte en plastique que l’on tient facilement en main, à l’intérieur de laquelle a été intégrée une languette métallique. Quand nous appuyons sur cette languette, un son, le fameux click, est émis.

    Ce son est appelé et associé à un renforcement secondaire qui est tout ce qu’un animal aura appris à aimer.

    Mais pour qu’un animal éprouve du plaisir à l’annonce d’un renforcement secondaire, il faudra que celui-ci soit associé à un renforcement primaire, qui est tout ce qu’un animal aime spontanément. Il ne faut alors garder en tête que chaque animal est à considérer comme un individu unique.

    En prenant tout cela en considération, plusieurs étapes vont faire partie de l’apprentissage :

    La première étape (faire assimiler au reptile) :
    Quand je clique, cela signifie que tu vas avoir une récompense. Techniquement, et vous aurez l’occasion de l’entendre, nous dirons que nous avons « chargé » le Clicker.

    Seconde étape :
    Si tu me proposes le comportement attendu lors de l’actionnement du Clicker, je cliquerai de nouveau et t’offrirai une récompense. C’est à partir de ce moment-là que l’on peut considérer que le reptile et l’éleveur intègrent le principe de cette méthode : lorsque le reptile propose à nouveau le comportement attendu pour déclencher le Clicker et lorsque l’éleveur déclenche le Clicker aux propositions de son reptile.

    On peut donc le retenir comme étant deux points de vue : d’un côté le point de vue du reptile : « J’ai les capacités de déclencher le Clicker en proposant une action » et le point de vue de l’éleveur : « Seuls les comportements qui m’intéressent pour des objectifs définis vont être cliqués ».

    Il existe différentes techniques positives afin de mettre en place cet apprentissage. Quand nous travaillons au Clicker, nous avons dans notre sac à techniques 3 méthodes que nous utilisons en fonction de l’exercice à travailler et en fonction du reptile avec lequel nous interagissons. Pour chacune de ces trois techniques, il convient d’avoir une récompense particulièrement appréciée du reptile pour garder la motivation de celui-ci à travailler.

    Ces trois techniques sont :

    • Le leurre : Cette méthode consiste à utiliser une récompense pour guider le reptile vers la position désirée. C’est le principe de « Où va la tête va le corps ». La difficulté du leurre est le bon positionnement de la récompense qui induira ou non le comportement recherché. Le leurre est souvent utilisé pendant la première séance pour amorcer l’interaction du reptile avec le Clicker et l’amener à se positionner. Il faudra cependant penser rapidement à enlever le leurre pour que le reptile propose l’exercice qui a été leurré.
    • Le shaping ou façonnage : Cette méthode consiste à récompenser tout petit comportement qui va vers le comportement désiré ou attendu par l’éducateur. La difficulté pour l’éducateur est d’être suffisamment généreux pour aider le reptile à rapidement trouver ce qu’il lui demande et de rester précis pour ne pas le perdre dans trop de directions. C’est une technique très intéressante car elle oblige l’éducateur à faire confiance au reptile et au reptile à se concentrer et à « réfléchir » pour sélectionner et mémoriser les comportements qui sont cliqués.
    • Cliquer un comportement que le reptile offre de façon spontanée : Cette méthode consiste à cliquer tout comportement ou position que le reptile offre de façon spontanée sans que le maître ou l’éducateur n’ait exercé d’influence.

    Les Target, accessoires utilisés lors du Clicker-training, sont comme leur nom l’indique, des cibles avec lesquelles l’on apprend au reptile à toucher de la patte, du museau ou même à suivre du regard. Les Target sont par la suite très utiles car elles peuvent être placées à l’endroit où l’on veut voir le reptile exécuter un ordre ou se diriger. Une Target peut être un carré de tissu, un couvercle en plastique, etc. La Target stick quant à elle est une baguette que l’on apprend au reptile à toucher également et à suivre du bout du museau. Elle devient utile pour diriger le reptile vers un exercice ou pendant un exercice.

    Ce qu’il convient de retenir et d’appliquer :

    • Choisir une récompense particulièrement appréciée par le reptile avec lequel on interagit.
    • À chaque click doit être associé une récompense et ce, même si vous pensez avoir cliqué un comportement non désiré (ce n’est pas grave, vous rectifierez par la suite).
    • L’important est que le Clicker ne perde pas son importance au regard du reptile.
    • Le click signifie au reptile que c’est exactement cela que nous attendons de lui, ainsi le reptile va aussi très vite comprendre que cela signifie aussi la fin de la séquence.
    • L’important est le moment où l’on clique. Plus l’éducateur sera précis dans son timing, plus le reptile aura de repères fixes.
    • Ne pas avoir peur de récompenser.
    • Si l’on est particulièrement content de notre reptile, nous pouvons lui donner le « jackpot », qui est une récompense tout à fait particulière aux yeux du reptile ou une plus grande quantité de récompenses…
    • Être ouvert à toutes les techniques positives et ne pas avoir peur d’en utiliser une plus qu’une autre.
    • Ne pas sanctionner le reptile si l’on considère que le reptile se trompe ou désobéit,. Il n’a juste pas assez travaillé, ou l’éducateur ne maîtrise pas encore assez les techniques d’apprentissage, le principe restant l’ignorance des comportements non désirés pour le renforcement de ceux recherchés par l’éducateur.
    • Le Clicker ne sert pas à déclencher un comportement mais à renforcer positivement (récompenser) un comportement.

    Il y aurait encore beaucoup de choses à écrire au sujet du Clicker-training, mais éduquer son reptile ou plutôt communiquer avec lui à l’aide de cette méthode est enrichissant que ce soit pour le maître et pour le reptile. Le Clicker-training est un voyage passionnant dans l’univers du reptile. Ces méthodes sont encore, pour la plupart, en développement et deviennent au goût du jour mais il reste encore beaucoup de chose a découvrir.

    Méthode de la désensibilisation ou imprégnation

    Cette méthode n’est pas universelle mais le principe oui. Le but du jeu est de faire assimiler des actions positives à notre animal, avec vous. Prenons l’exemple d’un serpent qui est craintif et qui siffle de manière récurrente quand vous intervenez dans le terrarium : il est possible de le déstresser, et de la désensibiliser. Mais attention il y a quelques exceptions. En effet, des animaux ne peuvent pas supporter certaines personnes, donc jamais il y aura d’affinités malgré tous les efforts du monde.

    Comment diminuer le stress de son serpent ? En vérifiant qu’il n’y ait pas de facteur stressant (un chat, une radio…) à proximité de son espace de vie. Une fois cela fait il va falloir le désensibiliser, s’il aime bien les bains, lui en donner et le manipuler délicatement dans l’eau. Ainsi il sera détendu et plus facile à aborder.

    Après, il est compliqué de donner des solutions pour chaque cas, chaque animal étant différent. Cependant, il y a quand même des bases dans nos gestes, tels que ne jamais attraper l’animal par le dessus, toujours privilégier le dessous, rester calme et patient, et jamais faire de gestes brusques.

    Je vais tout de même ici décrire encore un exemple, les caméléons. Tout le monde connaît la réputation de la mauvaise humeur des mâles. La vérité étant qu’ils défendent juste leur territoire, donc leur terrarium. Il est, de ce fait, compliqué de les sortir facilement et c’est un moment stressant pour les deux (sentiment d’agression). La solution pour résoudre ce problème est simple, il faut s’armer de patience et d’un grillon. Proposez-lui de manière a attirer son attention. Placez votre bras en dessous de lui, il va alors le confondre avec un support puisqu’il est concentré par son grillon. Reculez le grillon au fur et à mesure qu’il avance sur votre bras et sortez le ainsi de son terrarium. Il est moins stressé et plus calme, vous l’avez récompensé de son action et tout le monde est content.

    Les différents enrichissements

    Pour commencer cette partie il me semble important de préciser que l’alimentation, en captivité, est souvent trop abondante. Si c’est le cas, les enrichissements ne seront pas pleinement exploités car votre animal n’aura pas d’intérêt à perdre son temps dessus.

    Pour les insectivores

    Il y a plein d’enrichissements différents que l’on peut proposer à nos insectivores. Il suffit de mettre des cachettes aux insectes (grandes pommes de pin, écorces creuses ou encore un massif de pierre). En matière d’insectes, on utilise fréquemment des grillons (attention, ils chantent la nuit), des blattes (intéressant car très vives) ou encore des vers cachés dans le substrat.

    Pour les reptiles de petites tailles

    Ces reptiles ont l’avantage de la taille. Le terrarium peut donc leur paraître plus grand et leur propose un véritable territoire de chasse. Pour rendre le terrarium plus ludique, il est aussi possible de l’enrichir en proposant une litière de feuilles au sol pour les insectivores ou pour les frugivores, disséminer les fruits au sol ou leur cacher dans des bambous creux…. Il faut toujours optimiser l’espace pour que même un petit volume paraisse grand.

    Pour les reptiles de grandes tailles

    Il est plus souvent compliqué et difficile de proposer un environnement enrichi car ils ont tendance à détruire ce qui est mis en place. C’est pour cela qu’il est nécessaire de bien se renseigner et d’adapter la taille des matériaux a la taille de l’animal. Il est tout de même possible de proposer de supers décors très riches et même naturels pour de gros individus.

    Par exemple, construire un terrarium naturel pour un anaconda de 40 kg, c’est possible. Il faut garder à l’esprit que tout est possible si l’on se renseigne correctement. Une fois l’espace proposé bien conçu, on peut alors proposer de la chasse et des leurres. Mettre en place une structure portant des odeurs de proie pour influencer l’animal à l’erreur. Ceci implique que l’animal doit avoir « faim ».

    Pour les végétariens

    On ne peut pas faire courir l’animal après des végétaux, mais on peut lui compliquer l’accès, en les cachant ou en les mettant dans des endroits compliqués d’appréhension. Au lieu de proposer une gamelle, c’est à l’animal de glaner toute la nourriture éparpiller dans son environnement.

    Pour les autres

    Les reptiles sont nombreux et très différents les uns des autres, il est donc compliqué de dire que tel enrichissement est utilisable et bénéfique pour tel ou tel reptile mais pas celui-ci. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il est possible de proposer à n’importe quel reptile des enrichissements en utilisant le milieu, des odeurs ou leur nourriture. Il faut juste prendre le temps de réaliser un enrichissement, de lui proposer et de le modifier s’il n’a pas l’effet voulu. A l’heure où j’écris cet article nous sommes encore au début de la mise en place de c’est méthode (janvier 2020).

    Conclusion

    Si on résume simplement cet article, au cours du temps on s’est aperçu que les animaux en captivité s’ennuyaient par manque d’activité, l’humain leur donnant tout le nécessaire sur un plateau. Aujourd’hui, dans ce que l’on appelle la vision moderne de la zoologie, notre but est d’améliorer le bien-être de l’animal, pour éviter qu’il ne finisse fou dans sa cage. Ainsi que de diminuer le stress, que ce soit lors d’interventions dans son environnement ou sur lui. Pour cela on a vu les différentes méthodes d’imprégnation, ainsi que l’importance d’une bonne conception de son espace de vie et des manières d’enrichir son environnement.